Tous les jours, il y a une raison de dire que Grenoble c’est mieux

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Pourquoi ce site

Ce site est né en 1997 d’une discussion avec un ami originaire de la région de Chartres qui, ne connaissant pas Grenoble, pensait pouvoir mesurer la Beauce au Dauphiné.
J’ai pu lui citer de tête quelques uns des arguments recensés ici. Le match s’est vite révélé inégal, surtout lorsqu’il a commis la faute de prétendre que le massif de la Grande Chartreuse devait son nom à je ne sais plus quelle bourgade affublée d’un grand édifice religieux. Ensuite, je lui ai proposé de faire un calendrier vantant chaque jour une raison de préférer Grenoble. Le but a été atteint le 10 juillet 2004 grâce aux contributions des visiteurs de ce site. Qu’ils en soient tous vivement remerciés, en particulier Youle pour ses très nombreux apports.

Depuis, cet ami est enfin venu visiter la région et, peut-être pour éviter une nouvelle salve d’arguments, il prétend désormais admirer Grenoble.

Et pour terminer en chanson :

La balade des gens qui sont nés quelque part

C’est vrai qu’ils sont plaisants tous ces petits villages
Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités
Avec leurs châteaux forts, leurs églises, leurs plages
Ils n’ont qu’un seul point faible et c’est d’être habités
Et c’est d’être habités par des gens qui regardent
Le reste avec mépris du haut de leurs remparts
La race des chauvins, des porteurs de cocardes
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Maudits soient ces enfants de leur mère patrie
Empalés une fois pour toutes sur leur clocher
Qui vous montrent leurs tours leurs musées leur mairie
Vous font voir du pays natal jusqu’à loucher
Qu’ils sortent de Paris, ou de Rome, ou de Sète
Ou du diable vauvert ou de Zanzibar
Ou même de Montcuq il s’en flattent mazette
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Le sable dans lequel douillettent leurs autruches
Enfouissent la tête on trouve pas plus fin
Quand à l’air qu’ils emploient pour gonfler leurs baudruches
Leurs bulles de savon c’est du souffle divin
Et petit à petit les voilà qui se montent
Le cou jusqu’à penser que le crottin fait par
Leurs chevaux même en bois rend jaloux tout le monde
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

C’est pas un lieu commun celui de leur naissance
Ils plaignent de tout coeur les pauvres malchanceux
Les petits maladroits qui n’eurent pas la présence
La présence d’esprit de voir le jour chez eux
Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire
Contre les étrangers tous plus ou moins barbares
Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Mon dieu qu’il ferait bon sur la terre des hommes
Si on n’y rencontrait cette race incongrue
Cette race importune et qui partout foisonne
La race des gens du terroir des gens du cru
Que la vie serait belle en toutes circonstances
Si vous n’aviez tiré du néant ces jobards
Preuve peut-être bien de votre inexistence
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Georges Brassens

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