Compagnon de la Libération

Grenoble a été élevée au rang de Ville Compagnon de la Libération. [[Cette décision a été prise en décembre 1943 et fut entérinée par un décret du 4 mai 1944 « vu l’ordonnance n° 7 du 16 novembre 1940 créant l’ordre, vu l’ordonnance du 7 janvier 1944 » . Ville héroïque à la pointe de la Résistance française et du combat pour la Libération, dressée dans sa fierté, livrée à l’Allemand, malgré ses deuils et ses souffrances, malgré l’arrestation et le massacre des meilleurs de ses fils, a mené une lutte acharnée de tous les instants ; bravant les interdictions formulées par l’envahisseur et ses complices, a manifesté le 11 novembre 1943, sa certitude de la victoire et sa volonté d’y prendre part ; les 13, 14 et 16 novembre 1943, a répondu aux représailles et à l’exécution des chefs de la Résistance par la destruction de la poudrière, de casernes, de transformateurs et d’usines utilisées par l’ennemi. A bien mérité de la patrie.]]

Discours du Général de Gaulle pour la Libération de Grenoble :

«Grenoble ! Grenoble, aujourd’hui libérée, quels malheurs, quelles épreuves, cette grande ville a traversés, non point seulement matérielles, mais morales aussi, et celles-ci, les épreuves morales, n’était-ce pas les plus dures à subir ? Grenoble a supporté tout cela, mais Grenoble, à aucun moment – qui donc le sait mieux que celui qui a l’honneur de lui parler ? – à aucun moment n’a renoncé à soi-même, n’ a renoncé à la liberté, à l’espérance, à la patrie.
Aussi, dès qu’elle l’a pu, Grenoble a marqué par mille faits, que je n’hésite pas à qualifier d’héroïques, sa volonté de libération, de victoire sur l’ennemi qui l’opprimait et dès qu’elle le put, Grenoble par ses propres moyens est devenue libre, au grand soleil pour se rendre elle-même, à la France, comme la France voulait qu’elle fût, c’est-à-dire fière et lavée de l’ennemi !
C’est pour ces raisons que le gouvernement de la République a décidé, dès la fin de l’année 1943, de décerner à la ville de Grenoble, le titre et la qualité éminente des Compagnons de la Libération. »

Sept Grenoblois furent Compagnons à titre individuel :
-* Jacques Bourdis
-* Emile Ginas
-* Charles Mauric
-* André Morel
-* Pierre Ruibet
-* Jean Silvy
-* Michel Stahl

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