La Casamaures

Sous Napoléon III, le grenoblois Joseph Jullien-dit-Cochard imagina une demeure orientale.

En 1855, il fit appel aux meilleurs artisans mouleurs grenoblois pour la réaliser à St. Martin-le-Vinoux (au nord de Grenoble), sur le piton rocheux dominant l’Isère. Il aménagea un parc de 6500m² de verdure, avec bassins et sculptures.

La maison est construite sur quatre niveaux, dont deux en terrasses puis 52 colonnes supportent dentelles et arcs outrepassés ou lancéolés. Les vitrages polychromes illuminent chaque pièce : Des bleu et vert à l’orient, côté Bastille et massif de Belledonne, au rouge du soleil couchant face au Vercors. Sur les murs des salons, paysages oniriques et oiseaux exotiques sont peints à la main sur papier. Les cheminées Turques sont en plâtre ciselé…

1981 : La demeure, en ruine, est rachetée par Christianne Guichard, également d’origine grenobloise, qui entrepend sa restauration.
Recherches d’archives, de ses histoires humaines et technologiques, révèlent la préciosité de cet édifice.

1986 : Le ministère de la culture donne deux valeurs de classement à la Casamaures :

– Son tyle « orientaliste », témoignage de l’engouement européen pour les cultures d’orient.
– Sa technique novatrice de construction « le ciment moulé ». Ce prototype de luxe de « préfabrication » est un chef d’oeuvre des artisans grenoblois, qui par la suite, exportèrent leur savoir-faire dans le monde.

En 2008, une association cherche à protéger la Casamaures du projet de construction de la rocade nord.

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